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L’instabilité des taux de change

Le flottement des monnaies s’est traduit dans les faits par une forte volatilité des taux de change, et ceux des principales monnaies connaissent des mouvements d’une ampleur sans précédent. C’est particulièrement vrai pour le dollar dont on dit souvent que le niveau suit les mouvements de «yo-yo» ; il s’est par exemple apprécié de 170 % par rapport au franc entre fin 1979 et février 1985 ou déprécié de 25 % par rapport au yen entre janvier et avril 1995.

Cette situation crée un climat d’incertitudes néfaste à la croissance économique.

De plus, depuis les années 1990, les crises de change se multiplient. Elles peuvent se définir comme une forte attaque spéculative contre une ou plusieurs monnaies et provoquent soit une dépréciation monétaire importante soit une intervention massive des autorités monétaires (utilisation importante de réserves ou relèvement très fort du taux d’intérêt).

Les crises de change ont notamment touché le système monétaire européen en 1992-1993, le peso mexicain en 1995, les monnaies asiatiques en 1997 ou encore le real brésilien en 1999. Ainsi, suite à l’attaque spéculative, le peso mexicain a perdu 50 % de sa valeur en 1995 et la production du Mexique a chuté de plus de 6 %.

La forte instabilité du dollar notamment a fait prendre conscience aux autorités politiques de la nécessité de coopérer.

Cette coopération s’avère toutefois difficile.

Deux accords internationaux majeurs ont été signés dans les années 1980.

Les accords du Plazza en 1985 prévoient une gestion concertée des taux de change en vue d’une baisse du dollar (le dollar avait atteint 10,6 FF).

Les accords du Louvre en 1987 visent cette fois à enrayer la chute du dollar et à stabiliser les taux de change aux niveaux atteints .

Depuis, les interventions sont plus ponctuelles. Ainsi le G7, représentant les 7 pays les plus riches (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie et Canada) intervient de manière coordonnée sur le marché des changes. Il est par exemple intervenu au début 1998 pour soutenir le yen à la suite de la crise des pays asiatiques.


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