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Les variations du taux de change

Les variations du taux de change d’une monnaie peuvent avoir certains effets
immédiats sur une économie. La dépréciation entraînera une augmentation des prix des importations, qui peuvent ensuite passer dans les prix à la production et le taux d’inflation général par le biais de différents effets secondaires comme par exemple la pression salariale. En effet, on a pensé pendant un certain temps que la “dévaluation ne marchait pas”, ce qui signifiait que l’avantage concurrentiel à retirer de la dépréciation serait rapidement érodé par l’inflation. Les expériences acquises avec la £ sterling dans les années 60 et 70 sont souvent cités à titre de preuves.
Cependant, on peut arguer, en utilisant le même exemple du RU, cette fois au sujet des années 90, que la dévaluation peut s’avérer efficace, à condition que la politique monétaire d’accompagnement soit correcte: c’est-à-dire que l’inflation ne soit pas adaptée en conséquence. De même, une politique monétaire d’appréciation peut agir comme un frein sur les pressions inflationnistes et sur un “emballement excessif”, bien que cela n’ait clairement pas été le cas de l’économie américaine.

Il n’est pas non plus certain que les variations des taux de change n’ont pas de répercussions sur la conduite de la politique monétaire tant que l’inflation demeure limitée. Les variations des taux d’intérêt provoqués par les événements sur les marchés étrangers représentent une possibilité contraire.

Les mesures prises pour influencer le taux de change peuvent de toute évidence avoir des  effets immédiats sur la politique monétaire intérieure. Par exemple, une politiqued’abaissement de la valeur extérieure d’une monnaie par l’achat d’autres monnaies avecl’argent de la Banque Centrale créera des pressions inflationnistes intérieures, à moins que la transaction soit “stérilisée” par des dépôts spéciaux ou d’autres mesures. Un système deciblage des taux de change, qu’il soit autonome ou résulte d’un accord international, aura  des conséquences sur la politique monétaire intérieure. Un taux de change cible peut en effet être considéré comme une solution de substitution aux agrégats monétaires ou à l’inflation.

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