Recherche:

L’euro comme unité de compte internationale

En ce qui concerne l’utilisation de l’euro comme monnaie de facturation des échanges 2, il y a peu d’évolution : le dollar reste largement prépondérant au niveau mondial pour la facturation des matières premières (pétrole) et des gros contrats industriels (aéronautique).

Concernant l’utilisation de l’euro comme monnaie de financement, c’est-à-dire pour le libellé des actifs financiers, sa part est sensiblement supérieure à la somme des parts des anciennes monnaies nationales.  la mi-2005, la part de l’euro dans le stock de titres de créances internationales (incluant les obligations, les bons et les instruments du marché monétaire) s’élevait à 31,5 %, contre une part de 20 % pour les anciennes monnaies nationales avant 1999. Sur la même période, la part du dollar est passée de 40 % à 44 % (BCE, 2005 b). En flux, sur la période récente, la part de l’euro dépasse même celle du dollar, puisque, entre mi-2004 et mi-2005, la part de l’euro dans les émissions nettes de titres de créances internationales (c’est-à-dire les émissions brutes moins les remboursements) atteint 43 %, contre 35,8 % pour le dollar En ce qui concerne l’utilisation comme monnaie d’ancrage, l’euro constitue une monnaie de référence pour le taux de change de 50 pays ou territoires(75 pour le dollar), contre 56 pays ancrés aux anciennes monnaies nationales ou à l’écu avant 1999. La légère diminution s’explique, notamment, par le passage de nombreux pays émergents à des régimes de flottement pur ou géré, et par l’entrée de la Grèce dans la zone euro au 1er janvier 2001. Cependant, l’entrée progressive des nouveaux ةtats membres (NEM) dans le nouveau Mécanisme de change européen (MCE 2), préalable à l’adoption de l’euro par ces pays, accroît le nombre de pays dont le régime de change est ancré à l’euro. Sept NEM y sont ainsi entrés depuis leur adhésion à l’UE le 1er mai 2004. Par ailleurs, trois banques centrales de grands pays émergents, l’Ukraine, la Russie et la Chine ont récemment annoncé le passage d’un ancrage sur le dollar à un ancrage sur un panier de devises, reflétant davantage la structure de leur commerce extérieur et incluant l’euro. La Russie a, en outre, procédé, depuis février 2005, à quatre reprises, à un relèvement de la part de l’euro dans son panier composé de deux monnaies : l’euro et le dollar (part de l’euro passée de10 à 20 % en mars 2005 ; 30 % en avril ; 35 % en août et 40 % en décembre).

Articles liés