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L’euro comme moyen de paiement international

Leuro est, tout d’abord, utilisé dans certains pays extérieurs à la zone euro comme monnaie parallèle en circulation, en lieu et place de la monnaie nationale, de façon partielle ou totale. Cette utilisation est désignée sous le terme d’« euroïsation ». Le stock de billets en euros en circulation dans les pays hors zone euro, estimé sur la base des montants cumulés d’envois de billets en euros par les institutions monétaires et financières de la zone euro, atteignait 55 milliards d’euros en juin 2005, soit environ 10 % du montant total de billets en euros en circulation. Pour les anciennes monnaies nationales, le montant correspondant était estimé à 39 milliards d’euros en 1998.

Concernant l’utilisation de l’euro dans le règlement des échanges commerciaux de pays tiers, la mesure se heurte au caractère incomplet des statistiques dans ce domaine. Sur la base des chiffres disponibles, on peut toutefois conclure que l’euro n’est pas devenu dans des transactions commerciales impliquant deux partenaires situés hors de la zone euro, et reste principalement utilisé dans le commerce bilatéral avec la zone euro. Dans les pays européens non membres de la zone euro, mais où l’intégration avec celle-ci est très élevée, comme les nouveaux ةtats membres, on peut noter, entre 2001 et 2004, une augmentation de la part de l’euro dans les échanges extérieurs, où elle atteint, selon les pays, entre 32 et 83 % des exportations ou des importations Concernant l’utilisation de l’euro comme véhicule sur le marché des changes, sa part est supérieure à celle du deutsche mark (l’ancienne monnaie nationale qui était la plus traitée sur le marchés des changes) avant 1999. La part de l’euro était ainsi de 37,2 % dans les transactions de change en 2004, contre une part de 30,1 % pour le DEM en 1998 (BRI, 2005 a).

une devise véhicule, c’est-à-dire qu’il est peu utilisé Dans le même temps, la part du dollar est restée très largement dominante, passant de 87,3 % à89 % 1. La part de l’euro représente néanmoins une diminution par rapport à la somme des parts des anciennes monnaies nationales et de l’écu (53 % en 1998), résultant d’un effet purement mécanique, lié à la disparition des transactions entre anciennes monnaies nationales. En outre, la part de l’euro s’est stabilisée depuis 2001.

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