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L’envolée de l’euro

La hausse de l’euro est due   à   la   baisse   du  dollar et   non   le contraire. Il faut, par conséquent regarder du   côté   du   marché   américain   pour expliquer les causes de la dépréciation du billet vert. Les écarts de rendements entres les USA et La zone euro ne justifient pas, à eux seuls, un euro fort. Les fondamentaux économiques ne constituent pas les principales sources de cette envolée.

La guerre en Irak qui   pèse très lourd sur l’économie   américaine,     la     récession immobilière,   la   performance   boursière sont des facteurs qui constituent un frein à la   reprise   de   la   croissance   économique. Cet   état   de   récession   que   traversent   les Etats-Unis   persistera   ou   sera   interrompu par   des   périodes   courtes   de   reprise   tant que   le   déficit   budgétaire   ne   sera   pas ramené   à   un   niveau   raisonnable.   En attendant,   l’économie   américaine   doit préserver  sa   compétitivité,   surtout  sur  le marché chinois qui attire la convoitise des pays de la zone euro et de l’Asie et qui doivent faire face à la sous-évaluation de yuan. Le comportement non coopératif de la Chine qui refuse d’assouplir son régime de change et la détérioration de la balance de base bilatérale avec ce pays   obligent les Etats-Unis à consolider leurs compétitivités   vis-à-vis   d’autres   partenaires,   en l’occurrence la zone euro et le Japon. Le fléau qu’est la dépréciation du dollar par rapport   à   l’euro   et   le   Yen   résulte   de   la volonté   des   Etats-Unis   de   limiter   les « dégâts »   générés   par   le   déficit   de   sa balance de base bilatérale avec la Chine, amplifié   par   une   appréciation   du   dollar par rapport au yuan.

L’augmentation des prix du pétrole pour des multiples raisons doit impérativement s’accompagner par une baisse du dollar. Il existe,   en   effet   une   corrélation   négative entre ces deux indicateurs, pour la simple raison   que   les   pays   non  producteurs  de pétrole   ne   peuvent   pas   supporter   en même temps  les surcoûts du billet vert.

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