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Craintes évoquées pour le franc suisse à l’arrivée de l’euro

1 On avait craint tout d’abord que le franc suisse s’envole à la naissance de l’euro et/ou par suite de la faiblesse de ce dernier.

Ces deux pronostics ne se sont pas réalisés. Dans l’ensemble, le franc a évolué dans le sillage de l’euro.

La forte corrélation conjoncturelle de la Suisse et de l’Euroland explique vraisemblablement ce comportement réjouissant, que la suite des évènements a largement avalisé.

Les risques de divergence de cours des deux monnaies se situent essentiellement aux périodes de désynchronisations conjoncturelles, quand les deux instituts d’émission pratiquent des politiques monétaires différentes.

Cela se produisit rarement pendant les presque cinq ans d’existence de l’euro et l’appréciation du franc qui en est résultée a été relativement modérée et éphémère.

2 On a aussi craint que l’euro relègue le franc suisse.

Notre monnaie a démenti cette prédiction. Elle a conservé son attrait comme devise d’investissement. Elle offre une possibilité de diversification prisée, due aussi au maintien du différentiel des taux d’intérêt entre la Suisse et l’Euroland.

3  Troisième crainte, celle du risque de marginalisation de la place financière suisse, suite à la création d’un grand marché monétaire et des capitaux dans l’Euroland.

Le marché euro-obligataire de l’UEM qui a explosé a porté un certain ombrage à la Suisse.

Par contre, le marché des actions n’a pas subi de changements profonds. Dans l’attente du grand marché intégré des services financiers, le marché des actions souffre encore des cloisonnements nationaux.

En outre, le maintien d’un nombre encore trop élevé de bourses en Europe – malgré les fusions et regroupements en cours – nuit au développement de ce marché.

4 Enfin, quatrième crainte, l’euro va-t-il supplanter le CHF comme monnaie de paiement et de facturation ?

En tant que moyen de paiement, l’euro est facilement accepté en Suisse, notamment dans les régions frontalières et dans certaines branches comme l’hôtellerie.

La  part  des  exportations  suisses  facturées  en  euro  a  crû de 11 % depuis son introduction et de 5 % pour les importations.

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